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social

Lundi 20 mars 2006 1 20 /03 /2006 08:55

  • En juin dernier, la droite a imposé le CNE (contrat nouvelle embauche) aux salariés des entreprises de moins de 20 salariés.  
  • En février, elle veut étendre ce dispositif à tous les jeunes de moins de 26 ans.  
  • Dans quelques mois, si un coup d’arrêt n’est pas marqué maintenant, la droite imposera son projet complet : le démantèlement du code du travail avec la disparition du CDI.  

 

Depuis plusieurs semaines, partout en France, jeunes, lycéens, étudiants et salariés se sont retrouvés pour exiger le retrait du CPE. Ensemble, amplifions ce mouvement.

 Nous exigeons le retrait du CPE. Pourquoi ?

 Un Contrat Précarité Exclusion  

  • Le CPE institutionnalise le travailleur jetable : à tout moment, les jeunes pourront être licenciés.  
  • Le CPE donne un permis de licencier à volonté à l’employeur qui n’est même plus obligé de motiver le renvoi de son jeune salarié.
  • LE CPE n’exige aucune garantie des patrons qui pourront licencier, remplacer un jeune en CPE par un autre jeune en CPE et continuer de bénéficier des exonérations de charges.
  • Le CPE ne donne même pas droit au versement d’une prime de précarité  
  • Le CPE ne s’applique pas uniquement à la première embauche. Un-e jeune pourra passer de CPE en CPE.  

Un contrat sans avenir

  • Le CPE interdit toute construction d’un projet d’avenir
  • En bradant les jeunes sur le marché du travail, le CPE organise la concurrence entre les générations.

Un contrat sans emploi

  • Le CPE ne créera aucun emploi supplémentaire. On l’a vu avec le CNE, vraie aubaine pour les patrons, ceux qui ont signé un CNE auraient de toute façon recruté.
  • En revanche avec le CPE, tous les jeunes de moins de 26 ans seront potentiellement précaires, y compris ceux qui auraient été embauchés en CDI.

On ne crée pas de l’emploi en fragilisant les salariés, en précarisant la jeunesse, en remettant en cause les droits acquis des salariés (CPE, travail de nuit des mineurs, apprentissage à 14 ans, directive Bolkestein, remise en cause des droits des étrangers, etc.). 

 

Ensemble, il nous faut riposter à la politique de la droite.  

Signataires de l’Appel : Alternative citoyenne, les Alternatifs, la Gauche Républicaine , LCR, MARS, PCF, PRG, PS,Régions et Peuples Solidaires, les Verts

 

 

 

 



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Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /2006 13:52

La déclaration de Dominique de Villepin annonçant le remplacement de l’article 8 (CPE) de la loi Egalité des chances par deux dispositifs en direction des jeunes en difficultés est un succès pour les opposants au CPE.
 
Après deux mois de mobilisation des jeunes et des salariés, le gouvernement a plié. Il lui a fallu  dix jours où le ridicule l’a disputé à la manoeuvre. Le chômage, et en particulier celui des jeunes, mérite mieux que le mépris des partenaires sociaux, d’affrontements d’ego au sommet de l’Etat, de surdité aux mobilisations sociales. L’incapacité du Président de la République à sortir rapidement de la crise, son impuissance devant le combat auquel se livrent sur tous les fronts son Premier ministre et son ministre de l’Intérieur annoncent une fin de quinquennat troublée, de crise de régime.
 
L’annonce d’ouverture d’un grand débat et de négociations sur l’emploi doit se traduire par une véritable discussion au Parlement. Débats et négociations ne peuvent être confisquées par l’UMP.
 
Les Verts restent vigilants sur le remplacement effectif du CPE. Avec ce gouvernement, il ne saurait être question de se contenter des annonces et des promesses.

Les Verts poursuivent l'action à l'Assemblée Nationale. Martine Billard, Yves Cochet et Noël Mamère déposent un projet de loi qui, notamment, propose :

Titre Ier : Abrogation du Contrat Première Embauche  et du Contrat Nouvelles Embauches

L’article 1er abroge le dispositif « Contrat Première Embauche » (CPE), massivement rejeté par les Français

L’article 2 abroge le dispositif des « Contrats Nouvelles Embauches » (CNE) introduit par voie d’ordonnances le 2 août 2005. Les CNE renforcent la précarité du travail, et ne permettent pas un retour à l’emploi durable. Il ne renforce en aucun cas « l’égalité des chances,  instaure une discrimination selon la taille des entreprises, et aggrave la difficulté  d’accès au logement.

 

Titre II : Apprentissage

 

L’article 3 abroge les articles 2 et 3 de la loi sur l’égalité des chances du 31 mars 2006 autorisant l’apprentissage à partir de l’âge de 14 ans, et le travail de nuit à partir de l’âge de 15 ans....

 

Si vous souhaitez disposer de la totalité (21 articles) du projet de loi déposé par les députés Verts, prenez contact avec le groupe local des Verts de Gémenos/La Ciotat: lesvertsgemenos@club-internet.fr


 

 

 

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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /2006 19:53
Forum de la gauche et des écologistes
Contribution de Yann Wehrling , Secrétaire National des Verts

Les personnes à la rue, ceux qui survivent avec un RMI ou un RMA, les chômeurs ou encore les salariés qui vivent au dessous du seuil de pauvreté, tous ont en commun de vivre dans la précarité financière et pour une grande part d’entre eux de subir diverses formes d’exclusions. Et pourtant, la France est deux fois plus riche qu’il ya 30 ans .

Pour la droite, l’unique réponse à la précarité résiderait dans la flexibilité, source unique relance de l’activité économique. Or, nous pouvons constater que précarité et croissance cohabitent dans de nombreux pays. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, régulièrement donnés en exemple, font partie des pays dont la croissance n’a pas permis de faire reculer la précarité.

À l’opposé de cette logique de court terme socialement ravageuse, les Verts prônent le développement humain, c’est-à-dire la mise en place d’une économie respectueuse de l’être humain ou la personne, de l’amélioration de la qualité de vie des personnes et de l’environnement.

C’est en ce sens que les propositions que nous faisons lient économie, mesures sociales et écologie. Le sens général de la démarche des écologistes c’est qu’on ne peut pas faire du social sans écologie et de l’écologie sans mesures sociales. A défaut, ça n’aurait pas de sens et nous courrons à de nouvelles désillusions et à l’échec.

Répondre à la précarité des sans emplois et s’attaquer à la précarité dans l’emploi.

Le terme de chômeurs tel qu’il est repris par les statistiques ne recouvre pas la réalité. Il n’y a pas en France 2,6 millions de chômeurs mais plus vraisemblablement 4 ou 5 millions. La tâche est donc d’une ampleur considérable. Les Verts proposent de mettre en œuvre les objectifs suivants.

-  Sécuriser les parcours professionnels

Tous les acteurs de terrain s’accordent sur un point : pour lutter contre la précarité des sans emplois, il faut agir avant que les personnes basculent dans des situations difficiles.
Les Verts proposent que dans le temps d’une mandature législative un système de sécurisation des parcours professionnels soit mis en place. C’est une revendication très largement partagée par le monde du travail.
Cela suppose à la fois de limiter les ruptures dans le revenu des ménages en revalorisant les minima sociaux à un niveau compatible avec les moyens nécessaires pour subvenir aux besoins minimums. Il est proposé d’instaurer de manière optionnelle dans un premier temps un contrat d’activité qui comprendra les clauses actuelles du contrat de travail, ainsi qu’un crédit de droits formation et un contrat d’utilité sociale.
En cas de dimminution de l’activité dans l’entreprise, le revenu lié à la formation ou à l’activité d’utilité sociale (mise à disposition des compétences professionnelles dans une association, service à la collectivité...) prend le relais tout en garantissant une continuité de statut et de revenu de la personne.
Par ailleurs, le système de retraites par répartition doit être revu et renforcé pour assurer sa pérennité.

-  Une allocation d’autonomie pour les jeunes

Cette allocation vise tout autant les jeunes sans emploi que ceux poursuivant leurs études. Les uns comme les autres vivent très souvent avec des moyens très réduits, voire en deçà du seuil de pauvreté. Une enquête réalisée à la demande de l’UNEF concluait que 40% des étudiants vivaient sous ce seuil.

-  Lutter contre le phénomène des « travailleurs pauvres »

Travailler ne préserve plus nécessairement de la précarité. On compte pas moins de 1,2 million(s) de travailleurs pauvres qui sont rémunérés au Smic sur un contrat à temps partiel voire très partiel, dans la grande distribution, la restauration rapide et autres emplois de service.

Ce temps partiel, qui touche particulièrement les femmes, ne fournit pas aux salariés les revenus leur permettant de subvenir aux besoins indispensables. C’est pourquoi les Verts proposent de créer une prime salariale à la charge des entreprises qui augmenterait le coût du travail (et donc le salaire) de tous les contrats inférieurs à un mi temps. Ce dispositif aurait pour effet de créer un « SMIC mi-temps » qui correspondrait à un revenu minimum de 66 % du SMIC.

-  Taxer les entreprises qui recourt le plus aux contrats précaires

Instaurer un système de bonus malus sur les cotisations patronales pour pénaliser les entreprises dont le taux d’emploi précaire (intérim, CDD courts, stages, temps partiels inférieurs à un mi-temps...) est supérieur à la moyenne enregistrée dans la branche.

-  Revaloriser le SMIC

Le SMIC lui-même ne met pas à l’abri de la précarité. Le niveau des loyers est en partie responsable de la situation. Aussi les Verts ont pour objectif de fixer le SMIC à 1500€ net. Les collectivités et l’Etat devront se montrer exemplaire et supprimer leurs emplois précaires.

-  Les stages

Une des formes de la précarité est la succession des stages à répétition. Pour limiter cet engrenage, nous proposons de les limiter à 6 mois et de les rémunérer de façon à permettre aux jeunes de couvrir leurs besoins élémentaires (50% du smic pour les stages de 1 à 3 mois et 80% après. Ces mesures devront bien sûr s’appliquer à la fonction publique.

G/ Utiliser les Service publiques comme un levier du vivre ensemble

Il faut renforcer la capacité du service public à faire vivre le lien social qui fait encore plus défaut aux personnes en situation de précarité. Pour cela, il faut mettre en place une réelle participation citoyenne afin d’améliorer la qualité du service publiqc et renforcer sa légitimité.

2/ Favoriser la création d’emploi nouveaux.

A/ Poursuivre la réduction du temps de travail

En premier lieu, Le Verts proposent d’étendre rapidement les 35 heures aux petites entreprises, comme le prévoyait le dispositif d’origine remis en cause par la droite. Ils proposent aussi d’engager le passage aux 32 heures tout en veillant à ne pas répéter les erreurs constatées dans la mise en œuvre des dispositifs sous le gouvernement Jospin.

B/ Entrer dans une conversion écologique de l’économie créatrice d’emplois

L’isolation des bâtiments pour diminuer l’émission de gaz à effet de serre pourrait créer 150 000 emplois dans l’artisanat ; l’application de la directive européenne qui impose 20 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité pourrait créer 240 000 emplois (source UE). Plus largement, l’enjeu est de passer d’une économie de la production à une économie de la fonctionnalité. Pour produire une voiture, un ordinateur ou une console de jeux, il faut de moins en moins de travail humain. Pour les réparer il en faut toujours autant, voire plus en raison des nouvelles obligations de recyclage. Ces emplois de proximité ne sont pas délocalisables.

C / Développer l’économie sociale et solidaire.

Les besoins non satisfaits par le marché classique sont très nombreux (santé, accompagnement des personnes, environnement, culture...). Ils sont pourtant à l’origine de la majorité des créations d’emploi des deux dernières décennies. Un grand plan de développement de l’économie sociale et solidaire permettrait d’améliorer la qualité de vie, de répondre à des besoins non satisfaits et de créer des centaines de milliers d’emplois sur les territoires.

Conclusion

Pour les Verts, il existe nombre de mesures qui permettent de relever le défi de la précarité et de relancer l’emploi sans pour autant attendre la croissance, dont les conséquences sur l’environnement et la qualité de la vie ne sont pas toutes favorables. Nos propositions cibles avant tout un objectif de développement humain.

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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 15:07

Gémenos

 

Soutien aux salariés de Fralib…

 

14 centimes d’euros …c’est ce que représentent les rémunérations et les charges sociales des salariés (cadres compris) dans une boîte de 25 sachets de thé ou d’infusions (Lipton ou Eléphant) vendue entre 1,70 et 2,30€.  

Pour la direction du groupe UNILEVER, c’est encore trop élevé…elle veut donc supprimer 57 emplois sur les 247 de Fralib Gémenos.

A l’image de Diebold où le coût du travail représentait 5% de la valeur totale des automates bancaires fabriqués à Cassis, ce sont encore des licenciements à caractère financier. L’unique objectif est d’augmenter les dividendes versés aux actionnaires.

Unilever a réalisé un bénéfice net de 5 milliards d’€ pour 2006 et versera un dividende de 750 millions d’€ aux actionnaires.

Installé depuis 1886 à Marseille, Fralib est venue en 1989 à  Gémenos profiter de la zone franche (sans taxe) suite à la fermeture des chantiers naval de La Ciotat.

Aujourd’hui, UNILEVER pille le savoir-faire des salariés de Gémenos et le transfère dans d’autres usines. Fralib est l’usine agroalimentaire la plus moderne de la région.

Pour les Verts, cette situation est inacceptable. Présents à la manifestation du 23 février dans la zone d’Aubagne/Gémenos organisée par la CGT, les Verts apportent leur soutien aux salariés.

Les Verts demandent une loi interdisant les licenciements à caractère financier et le maintien des emplois et de la production à Gémenos.

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Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /2007 23:02

Deux fois plus riches qu'en 1974 ! Dix fois plus de chômeurs !

 

La France est deux fois plus riche qu'en 1974. Et pourtant le nombre de chômeurs est dix fois plus élevé, et le nombre de CDD, d'intérimaires, de temps partiels ne cesse de croître. Qui peut  encore croire que la croissance et la flexibilité seront la solution à tous nos maux ?

 

Et la température moyenne monte. 

A la fin du siècle, si nous ne faisons rien, la température moyenne se sera élevée entre 1,8 et 4 degrés. Et en France, comme ailleurs, les bouleversements sont déjà en marche : canicules, intensification des tempêtes...


Un autre modèle de développement est possible.
Les grands discours sur l'environnement fleurissent, mais sans jamais remettre en cause un mode de vie et de production qui génère toujours plus de nuisances pour la planète, et toujours plus de précarité et d'inégalités sociales. Un autre modèle de développement est nécessaire et possible. Et contrairement aux idées reçues, il permettra de créer beaucoup d'emplois. 

 
Créer plus de 800 000 emplois avec l’écologie politique, l’économie sociale et solidaire ;…
Les politiques environnementales peuvent générer en France, entre 400 et 500 000 emplois, dans l'isolation des bâtiments, les énergies renouvelables, les transports durables, ou l'agriculture biologique.  

Dans les années à venir, 500 000 patrons de petites et moyennes entreprises partiront à la retraite…la transmission des entreprises sous forme de coopératives est une possibilité…c’est préserver des emplois de proximité qui pour la plupart ne sont pas délocalisables.

Les services à la personne améliorent la qualité de vie de tous. Ils pourraient créer 400 000 emplois en France.

Mais quels emplois ? Aujourd'hui, ce secteur est celui du salariat pauvre, des temps partiels subis, de l'absence de formation et de perspectives. L'enjeu est aujourd'hui d'y améliorer les conditions de travail et de formation en s'appuyant sur l'expérience reconnue  des structures de l'économie sociale et solidaire (mutuelles, coopératives, associations). Pour que la qualité de vie des uns ne soit pas synonyme de précarité pour les autres ! 

 
Assez de discours, des actes ! Rendez-vous le jeudi 5 avril à Aubagne…

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Agenda :

Permanence des éluEs du groupe "écologistes et solidaires" de 15h30 à 17h30 - pour nous contacter: appeler le 06 45 71 65 22
Jeudi22 octobre à Gémenos à 18h30: Salle du Cercle - réunion d'information et de débat sur la les raisons d'une contribution "climat énergie" et pourquoi la taxe carbone proposée par Sarkosy est inefficace et socialement injuste.
Samedi 7 novembre à Aubagne à partir de 9h00: Sallcentre des congrès l'Agora- forum régiional des transports.

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