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santé

Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /2007 08:58

PAR André Cicolella  

jeudi 19 juillet 2007

Selon André Cicolella, responsable de la Commission santé des Verts, l’avenir de la Sécu et le Grenelle de l’environ-nement constituent un même enjeu pour la gauche.

Franchises médicales et TVA sociale ont fait la une de la dernière semaine de campagne. On a vu, à cette occasion, pour qui en doutait encore, que les questions touchant à la Sécu étaient des questions ultrasensibles dans l’opinion, au point de peser de façon décisive sur l’issue des législatives et d’assurer à la gauche une défaite avec les honneurs, là où s’annonçait un raz de marée UMP. Dommage que cette question n’ait pas été au coeur de la campagne du premier tour ! Cette question de l’avenir de notre système de santé et d’assurance-maladie sera à l’agenda de la rentrée avec le plan de financement de la Sécurité sociale. Il serait trompeur pour la gauche d’aborder cette échéance avec le raisonnement développé ces dernières semaines. La « victoire » toute relative des législatives peut donner à croire qu’il suffit de continuer d’enfoncer le clou. Or, la gauche ne peut pas faire l’économie d’une réflexion en profondeur sur cette question. On tient là un exemple emblématique de la nécessité de rénover la pensée de la gauche par l’écologie en matière de santé et d’assurance-maladie, et plus largement de la nécessité pour la gauche de rompre avec le productivisme.

Les échanges entre gauche et droite se sont déroulés en effet selon un scénario bien rodé. La droite a plaidé la responsabilisation des assurés et la baisse des charges sur le travail. La gauche a dénoncé le caractère socialement injuste de ces mesures. La cause était donc entendue, il y a bien un clivage gauche-droite sur les moyens à mettre en place pour faire face au déficit de l’assurance-maladie. Bien évidemment, l’argument de la droite n’a pas de sens, car aucune des mesures de ce type prises dans le passé n’a eu comme effet de maîtriser les dépenses de santé. Au contraire, cela ne peut qu’approfondir les inégalités. De cela, la droite se soucie peu. Son objectif est visiblement de remettre en cause le système de solidarité et d’ouvrir un espace aux assurances privées. C’est ce qui a été fait aux Pays-Bas depuis janvier 2006. Faut-il en rester là, dans cette dénonciation de la menace de privatisation ? Oui, car la menace est réelle. Non, car ce serait passer à côté du coeur du problème, qui est la situation sanitaire. Curieusement, à gauche comme à droite, on raisonne économie avant de raisonner santé. Ce qui frappe dans ce débat, c’est le consensus implicite sur le fait que les dépenses de santé ont vocation à augmenter en raison, nous dit-on, du vieillissement et du progrès médical, et elles sont même en soi un facteur de croissance.

La campagne entre les deux principaux candidats à la présidentielle n’a pas fait apparaître de clivage en ce domaine. Pour Nicolas Sarkozy, « la santé n’est pas un coût, c’est un investissement, une richesse, des emplois, de la croissance, et surtout un bien-être qui n’a aucun prix » (Mon Projet - Ensemble tout devient possible). Ségolène Royal n’a pas dit autre chose : « Nous savons que, dans tous les pays industrialisé s, de puissants facteurs agissent sur la dépense, comme le vieillissement, le progrès technique ou tout simplement la croissance démographique » (Panorama du médecin, 5 mars 2007). Gauche et droite se retrouvent ainsi d’accord avec l’industrie pharmaceutique, pour qui « la progression des dépenses de santé doit être vue comme une chance pour la croissance » (questionnaire des entreprises du médicament ­ le Leem ­ envoyé aux candidats à la présidentielle) .

Pourtant, les données sont là, indiscutables. Un exemple : en plein coeur du débat avant le second tour des législatives, la Cnam publiait ses chiffres sur l’explosion du diabète. En 2005, celui-ci a représenté un coût annuel pour l’assurance-maladie de 1,8 milliard d’euros, soit deux fois plus qu’en 2000. En 2006, 2 325 000 patients sont pris en charge à ce titre ; parmi eux, 79 % sont couverts totalement au titre d’une ALD (affection de longue durée). Les prévisions pour 2016 sont de 2,8 millions de diabétiques (soit un taux de prévalence d’environ 4,5 %). Cette croissance est le fait du diabète de type 2, celui qui n’est pas d’origine génétique et dont la cause est connue : l’obésité multiplie par 9 et le surpoids par 4,5 le taux de diabète de type 2. L’obésité et le surpoids touchent aujourd’hui près de la moitié de la population française. Alimentation et sédentarité sont en cause, sans oublier la pression publicitaire qui pousse à l’hyperconsommation. L’approche thérapeutique classique basée sur la consommation médicamenteuse se traduit par un échec. Qui peut penser que l’on arrêtera l’épidémie d’obésité par le médicament, comme essaie de le faire croire Sanofi-Aventis en lançant son médicament Acomplia, dont elle espère faire un blockbuster, ces médicaments à plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires par an ? On sait que le meilleur traitement, c’est un régime hypocalorique et l’activité physique. Alors, dans ces conditions, vouloir continuer à augmenter ce type de dépenses de santé, est-ce vraiment une politique de gauche ?

Le cas du diabète n’est pas isolé. Plus globalement, ce qui est en cause, c’est l’épidémie de maladies chroniques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS Europe) a rappelé dans sa déclaration du 11 septembre 2006 l’urgence d’agir pour faire face à cette épidémie, car, dit-elle, avec 86 % des causes de décès et 77 % des causes de morbidité, celles-ci représentent un danger majeur pour la pérennité des systèmes de santé.

L’OMS ne se contente pas de faire un constat. Elle affirme qu’il serait possible d’éviter 80 % des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des cas de diabète de type 2, et 40 % des cancers. Utopie ? Au Danemark, la part des dépenses de santé dans le PIB est passée entre 1970 et 2004 de 8 % à 8,9 %, alors qu’elle doublait en France (de 5,4 % à 10,5 %). La Finlande a diminué ses dépenses entre 1990 et 2004 (de 7,8 % à 7,5 %). Pourtant, les Danois et les Finlandais vieillissent et bénéficient aussi du progrès technique... La différence vient principalement du fait que les pays nordiques ont mené, depuis plusieurs décennies, des politiques d’action sur les facteurs de risque, dont ils touchent aujourd’hui les dividendes en termes principalement de baisse des maladies cardiovasculaires et donc de coût.

En France, on assiste à l’inverse, de façon fataliste, à l’explosion des affections de longue durée : + 73 % en dix ans ; 12 % des assurés sont en ALD, mais ils représentent 60 % des dépenses, concentrées sur quatre groupes d’ALD (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires et affections mentales). Le cancer a progressé de 63 % en vingt ans, et touche un homme sur deux et une femme sur trois. Le changement démographique n’explique que 28 % de cette progression, donc 35 % sont à attribuer à l’environnement. Quand, par ailleurs, le cancer de l’enfant progresse de 1 % par an depuis trente ans en Europe, comment peut-on encore nier les causes environnementales de l’épidémie, comme le fait pourtant le plan Cancer, alors que son objectif de - 20 % en 2007 ne sera pas atteint ? Peut-on considérer comme une croissance saine celle de l’industrie pharmaceutique, pour laquelle les médicaments de chimiothérapie sont devenus aujourd’hui le segment le plus rentable avec une progression de 20 % par an ? On pourrait aussi parler des allergies, dont le taux a doublé en vingt ans, ou de l’infertilité, qui touche un couple sur sept, des maladies neurodégénératives. .. Tous phénomènes dont le coût devient de plus en plus important et dont la composante environnementale est également indiscutable.

Ces exemples montrent qu’il est temps de changer de paradigme en matière de santé. On ne peut faire face aux épidémies modernes avec les logiques classiques purement curatives. L’hyperconsommation de médicaments est rentable pour l’industrie pharmaceutique, mais le bénéfice est moins évident en termes de santé. Un exemple criant : la consommation des statines [anticholesté rol, NDLR] coûte près d’un milliard d’euros et ne serait justifiée que dans un cas sur vingt [1]. Il faut avoir le courage politique de réduire la consommation de médicaments et d’affecter ces sommes à d’autres acteurs de santé plus efficaces. Plus largement, la liberté des producteurs de risque doit passer derrière les choix de santé. Le règlement européen Reach va dans ce sens en imposant à l’industrie chimique d’évaluer les substances mises sur le marché depuis des décennies, et par conséquent d’éliminer les substances les plus toxiques de notre environnement.

L’épidémie d’obésité impose d’urgence un plan national nutrition alimentation. Un exemple éclairant : l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) estime que l’excès de sel est responsable de 22 % des accidents vasculaires cérébraux et de 16 % des infarctus du myocarde. Qu’attend-on pour le diminuer, comme les Finlandais l’ont fait, dans l’alimentation industrielle ? La Suède a interdit la publicité alimentaire pour les enfants de moins de 12 ans, pourquoi pas nous ? Il y a six fois plus de morts dus à la pollution atmosphérique que par accidents de la route. Qu ’attend-on pour imposer un développement rigoureux des transports publics et réduire drastiquement la circulation des voitures en ville ? Les accidents domestiques, c’est 18 000 morts par an et 10 % des dépenses de santé, mais pas de politique publique conséquente ? Pour sortir de la crise, il faut agir sur les causes environnementales et comportementales des maladies, bref passer d’une logique de soin à une logique de santé. C’est la décroissance, ou tout du moins la stabilité, des dépenses de santé qui doit être l’indicateur de bonne santé de la population, et non l’inverse.

 

À travers la santé, c’est notre mode de développement qui est en cause, c’est le productivisme, cette vision à laquelle une partie importante de la gauche reste attachée, considérant comme marginales les préoccupations écologiques. C’est l’écologie, au contraire, qui permet de rénover la pensée de la gauche. Si la gauche n’effectue pas cette mutation, elle laisse le champ libre à ceux qui considèrent que l’écologie n’est ni de droite ni de gauche. Avenir de la Sécu et Grenelle de l’Environnement, les deux événements de la rentrée ne sont pas à dissocier. Et seule une gauche rénovée autour des valeurs de l’écologie peut faire le lien et opposer un projet cohérent à la droite.

 

André Cicolella est auteur du Défi des épidémies modernes. Comment sauver la Sécu en changeant le système de santé,

 

La Découverte.

 

Notes

[1] Interview de Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur (le Monde, 13 juin), auteur de Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament, éditions Thierry Souccar.

 

[2] Interview de Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur (le Monde, 13 juin), auteur de Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament, éditions Thierry Souccar.

Par Groupe local des Verts de Gémenos - Publié dans : santé
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Mercredi 1 août 2007 3 01 /08 /2007 09:07
Il fallait s'y attendre. On nous refait le coup du jour de Pentecôte. Ce sont les malades qui paient pour les Alzheimer...!
 
Ci-après, la prise de position du CISS  (Collectif Inter associatif Sur la Santé) sur les franchises qui pose les vrais problèmes de fond. Ne pas en rester à la dénonciation des franchises parce que ce n'est pas bien, mais poser la question des réformes structurelles ......
C'est le débat que portent les Verts au sein du collectif contre les franchises.
 

- Communiqué de presse -

Paris, le 31 juillet 2007

Franchises : les malades trinquent pour les malades !

Pendant l’été, comme une mauvaise habitude, les projets gouvernementaux se finalisent sans les principaux intéressés. Il en va ainsi de la création des franchises qui devaient initialement concourir au rétablissement des comptes de l’Assurance Maladie … avant qu’elles ne soient justifiées par des « besoins nouveaux et le plan Alzheimer ». Cela peut évidemment paraître plus acceptable. Il n’en reste pas moins :

§         que les franchises ne contribuent quasiment pas à résoudre le problème du financement de l’Assurance Maladie, 

§         qu'il s’agit bien, au fond et quoi qu’on en dise, de mettre à contribution les malades et eux seuls.

C’est la poursuite d’un renversement déjà amorcé dans notre modèle de solidarité. Demain, ce seront donc encore un peu plus les malades qui paieront pour les malades : car les biens portants ne consomment pas de médicaments, ni de transports médicalisés, ni d’actes paramédicaux, sur lesquels il est prévu de prélever une franchise devant rapporter au total 1 milliard d’euros.

La solidarité voulue par nos pairs en 1945 se défait donc un peu plus, pour aller vers un modèle où les malades sont invités à être solidaires entre eux ! Avec l’augmentation des maladies chroniques, l’allongement de la durée de la vie et le coût des techniques nouvelles de traitement, nous n’irons pas bien loin dans cette voie. Dans dix ans, l’assurance maladie remboursera péniblement 50 % au lieu de 75 %, faute d’avoir réfléchi à temps à des solutions pérennes de financement de notre système de santé. Bonheur alors à ceux qui pourront payer des assurances privées. Malheur à ceux qui seront gravement malades et/ou auront de faibles revenus.

§                     Les franchises sont une défaite de la solidarité entre les biens portants et les malades, entre ceux qui ont de bons revenus et ceux qui ont des ressources modestes. Le gouvernement serait bien inspiré d’y réfléchir encore.

§                     D’autant que les franchises sont aussi une défaite stratégique pour un gouvernement qui ne peut même pas attendre la fin du mois d’août pour tirer les conséquences d’un rapport, qu’il a demandé à deux éminentes personnalités, sur les conditions de faisabilité du bouclier sanitaire proposé par le Haut commissaire aux solidarités actives.

§                     Et que les franchises sont de surcroît une défaite politique sur l’avenir puisqu’il serait faux de penser qu’elles constituent une réponse viable aux enjeux financiers de l’Assurance Maladie, qu’il s’agisse d’en équilibrer les comptes ou de lui permettre de prendre efficacement en charge les nouveaux défis comme celui de la maladie d’Alzheimer.

Il est regrettable de voir des questions de société aussi cruciales être utilisées pour justifier une fausse solution à un réel problème. Oui, il faut travailler ensemble à une réforme structurelle de notre système de santé rapprochant les questions de financement et d’organisation des soins. Non, dans un tel contexte, le système des franchises ne sera à la hauteur des enjeux puisqu’il ne pourra pas assurer la stabilité  financière durable du système.

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Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /2007 07:51

Communiqué des Verts du 2 août 2007


Alzheimer et franchises médicales : un tour de passe-passe à la petite semaine



Après avoir octroyé 13 milliards de cadeaux fiscaux à une couche étroite de privilégiés, le gouvernement ponctionne aujourd’hui l’ensemble des malades, d’une manière, encore une fois, injuste socialement.


Conscient de l’impopularité de ses projets de franchise, le gouvernement les abrite derrière un intérêt tristement opportun pour les malades d’Alzheimer.


S’il est nécessaire de se préoccuper de cette maladie chronique, il n’y a aucune raison de le faire de cette façon, en demandant aux seuls malades de payer.


Cette « mesurette » est de fait une nouvelle remise en cause du principe de solidarité qui fonde notre système d’assurance maladie basé sur la solidarité entre bien-portants et malades. Ces mesures ouvrent un espace supplémentaire aux assurances qui pourront couvrir ces franchises en attendant la privatisation effective de la couverture maladie.


En outre, ces mesures ne règlent en rien la question du financement de l’assurance maladie, dont, contrairement aux promesses des gouvernements successifs de droite, le déficit reste considérable.

Toutes les politiques menées depuis 30 ans ont échoué parce qu’elles se sont situées sur le même registre purement financier : diminuer les remboursements et augmenter les cotisations.


Pour les Verts, la cause principale de la crise du système de santé est d’abord liée à notre mode de vie et au système d’exploitation de l’être humain et de la nature que nous avons instauré. C’est l’explosion des maladies chroniques (+73 % en 10 ans) qui est la cause de l’augmentation des dépenses de santé : 12% des personnes en Affections de Longue Durée représentent 60 % des dépenses. Cette explosion peut être stoppée si on agit sur les causes des maladies : malbouffe, pollutions, stress…..


Il faut refonder le système de santé et d’assurance maladie autour d’objectifs de santé et sortir d’une vision limitée au seul accès aux soins. C’est dans cet esprit que les Verts participeront à toute mobilisation contre ces franchises.

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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /2007 17:28
Communiqué des Verts le 31 août 2007


La mise place d'une Haute autorité sur les OGM
proposée par Jean-Louis Borloo ne répond pas à la question posée sur les OGM. L'expertise indépendante voulue par le gouvernement avec cette Haute autorité est nécessaire, mais dans cette attente, la seule décision qui ait un sens aujourd'hui est de prononcer un moratoire. On ne peut qu'avoir la désagréable impression que faute de vouloir prendre une décision, le ministre crée une instance qui lui permettra de gagner du temps.

L’annonce de la création d’une Haute autorité sur les OGM, dont on peut interroger la véritable finalité, arrive trop tard. Le gouvernement n’a-t-il pas déjà laissé 20 000 hectares d’OGM être ensemencés au printemps ? Autant regarder les vaches, lentement, s'empoisonner…

Pour rappel, le maïs le plus fréquemment cultivé, le MON810, sécrète des toxines destinées à combattre la pyrale. Une étude a démontré que la quantité de toxine variait de 1 à 100 selon les épis, obérant la validité des études de toxicité réalisées par le semencier MONSANTO.

Les Verts rappellent que près de 90% des Français sont opposés à la culture d’OGM en plein champs. Opinion publique dont personne, dans les derniers gouvernements, ne s'est soucié. Il est temps de respecter notre environnement, notre santé et notre démocratie.

Afin de permettre à ces citoyens soucieux de préserver leur santé et leur environnement de disposer d’une information claire et transparente, les Verts mettent en ligne dès aujourd’hui sur leur site internet http://lesverts.fr une carte indiquant les lieux des cultures de maïs transgénique.
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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 07:25

Contre les franchises médicales

POUR L’ACCES aux soins pour tous

 

mobilisons nous le 29 septembre ! Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans “ cancer ” et “ Alzheimer ”.

 

Plus ça va, plus on fait payer les malades

D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. 1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1000 euros ! Pour beaucoup, c’est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100% dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

 

Avec les franchises, les malades paient pour les malades

 

Les gens qui n’ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c’est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l’instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.

Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La franchise au début c’est 50 euros, mais après… On voit ce qui ce passe : le forfait de 1€ par consultation qui -promis juré - ne devait augmenter et était plafonné à 1€ par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4€ par jour. Les dépassements d’honoraires, ces franchises occultes, devaient rester “ raisonnables ”, mais aujourd’hui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.

 

Les franchises, c’est la fin de la solidarité et  la remise en cause

des principes fondateurs de la Sécu.

 

Parce que – riche ou pauvre, jeune ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l’accès aux soins, la France a crée la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. A l’opposé de ce système solidaire, celui des assurances. Selon le niveau – et donc le prix – du contrat  la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

 

Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé

 

Il faut d’abord améliorer la prévention des maladies. Transformer les conditions de vie, de travail, d’environnement, d’alimentation… autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut-être même l’Alzheimer. Notre pays n’a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C’est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait N. Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là  est le coeur du  débat.

 

 

pas de loi sur les franchises

suppression de toutes les franchises

Le 29 septembre, dans toute la France, nous en discuterons.

Nous sommes tous propriétaires de la sécu.

Alors, pensons son avenir ensemble !

 

Act up ; Alter Ekolo ; Association des Médecins Urgentistes de France (Amuf) ; Appel contre la Franchise ; Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef) ; ATTAC France  ; CADAC ; Collectif “ La Santé n'est pas une marchandise ” ; CGT de l'administration centrale des Affaires sociales ; CNDF ; Confédération paysanne ; Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics ; Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins (CoMéGas) ;Coordination des Collectifs unitaires anti-libéraux ; Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité ; Fondation Copernic ; FSU ; LCR ; Les Alternatifs ;Les Verts ; LMDE ; Mars-Gauche républicaine ; MRC ; ONSIL ; Parti Socialiste ; PCF ; Résistance sociale ; Syndicat de la Médecine Générale (SMG) ;SNES ; SNICS-FSU ; Sud Education ; Union des Familles laïques (UFAL) ; Union Nationale Alternative Mutualiste (UNAM) ; UNEF ; Union Syndicale Solidaires ; Union Fédérale Sud Protection Sociale ; Union fédérale Sud Santé Sociaux ; Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires (UNGMS) ; Union Nationale des Retraités et des personnes âgées (UNRPA) ; Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)

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Agenda :

Permanence des éluEs du groupe "écologistes et solidaires" de 15h30 à 17h30 - pour nous contacter: appeler le 06 45 71 65 22
Jeudi22 octobre à Gémenos à 18h30: Salle du Cercle - réunion d'information et de débat sur la les raisons d'une contribution "climat énergie" et pourquoi la taxe carbone proposée par Sarkosy est inefficace et socialement injuste.
Samedi 7 novembre à Aubagne à partir de 9h00: Sallcentre des congrès l'Agora- forum régiional des transports.

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